De la génération finaliste de la Ligue des Champions, Gaël était l'un des derniers rescapés. « Il a connu le haut niveau à Monaco. Et il a vu aussi pas mal de ses collègues partir et réussir à l'étranger... », observe l'ancien latéral phocéen.
Plus de 230 matchs en « rouge et blanc », 12 sélections en « bleu », finaliste de la C1 en 2004, vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2003... A seulement 25 ans, le CV de « Captain Gaël » est déjà bien rempli.
« Gaël laissera son empreinte sur le Rocher. Il a été un bon coéquipier et en tant que capitaine, il a connu la pression et a toujours pris ses responsabilités. Il a toujours su bien représenter le club dans les moments où il le fallait. »
Alain Pascalou, Directeur Technique et ancien entraîneur du Mans, a connu Laurent Bonnart depuis ses premiers pas dans le club sarthois : « Lorsque Laurent est arrivé chez nous, il avait 17 ans. On l'a bichonné, encouragé notamment quand il a été blessé. Laurent, c'est un battant, il a beaucoup travaillé pour arriver à ce niveau », témoigne t-il.
En peu de temps, les dirigeants du Mans se rendent compte du potentiel de leur jeune défenseur. Et il devient alors un titulaire indiscutable puis hérite du brassard.
Alors qu'il y a seulement deux saisons, il évoluait en National avec l'Entente SSG (Saint-Gratien), le voilà aujourd'hui engagé en Ligue des champions avec l'OM. « Ma réussite actuelle est une grosse revanche face à toutes les galères vécues à Sannois. ». Il a, en peu de temps, accompli un pas de géant.
Un moral et un jeu retrouvé
Relancé la saison dernière en L2 par Didier Tholot, le coach de Libourne Saint-Seurin, le milieu de terrain breton « retrouve son jeu et son moral ». « Je l'ai vu jouer lorsqu'il évoluait à Saint Gratien. J'ai gardé cette image d'un jeune d'une grande qualité ballon au pied. J'ai donc tenté le pari en le faisant venir à Libourne. A son arrivée, il était motivé car il n'avait pas beaucoup joué en National mais il a fallu quand même qu'on le remette en confiance pour qu'il puisse s'épanouir »
Grâce à la liberté que lui concède son entraîneur, Vincent Gragnic réalise une saison pleine (6 buts et 9 passes décisives), devenant même le moteur des « Pingouins ».
C'est avec une grande satisfaction que l'ex-Girondin, buteur lors du mythique Bordeaux-Milan AC en Coupe de l'UEFA (1996), a savouré la signature de son protégé à Marseille : « Nous sommes ravis. Sans prétention, on peut dire qu'on l'a sorti des oubliettes. On l'a mis en lumière et cela a marché. »
Un maître mot : progresser
Véritable meneur de jeu, Vincent Gragnic peut évoluer à tous les postes du milieu de terrain comme le confirme Didier Tholot : « Vincent a des qualités techniques hors pair. On l'a vu en amical contre nous (ndlr : le 4 juillet à Capbreton). Il a aussi une bonne vision du jeu, ce qui fait de lui un vrai numéro 10, très altruiste. Mais il se débrouille bien aussi en 6 ou en 8 car il est fort dans la récupération et il a des relances très propres ». Adroit dans ses passes, Vincent Gragnic est régulièrement comparé à un ancien Marseillais, Laurent Batlles, pour « son jeu fin et posé».
Selon l'entraîneur aquitain, il ne manque pas grand chose à Vincent Gragnic pour qu'il réussisse à s'imposer en terre provençale. « Il faut encore qu'il progresse en terme de confiance. De toute façon, en signant à l 'OM, il savait très bien qu'il y aurait une forte concurrence. Il doit sortir de sa réserve pour progresser encore et pour qu'il puisse montrer l'étendue de son potentiel. A l'entraînement, c'est quelqu'un de très pro, qui veut tout le temps apprendre et donc s'améliorer. Dans la vie, sa discrétion lui est profitable mais sur le terrain, il ne faudra pas qu'il baisse la tête, c'est le conseil que je peux lui donner. Mais faites-moi confiance, je pense que l'on entendra bientôt parler de lui ... ».
Jacques Faty peut « franchir un nouveau palier », selon lui. « Il a toujours été le premier à son poste dans toutes les équipes qu'il a connues. Je pense que la concurrence à l'OM va lui être bénéfique. Il va pouvoir et devoir montrer l'étendue de son potentiel ».
A seulement 23 ans, « Doudou » Faty a souvent tenu le rôle de leader, de grand frère. Tout jeune déjà, il avait cette « force mentale », selon Patrick Rampillon. « Je l'ai connu quand il avait treize ans. Il est ensuite rentré à l'INF Clairefontaine et a joué avec les jeunes de Brétigny. A cette époque, Il avait déjà les prémices du leader. Mais ce qui transpirait surtout c'était son habileté gestuelle, ses qualités athlétiques et son intelligence dans le jeu ». Après avoir connu l'école de la rue dans sa cité de l'Essone (à Epinay-sous-Sénart) ou il évoluait dans un domaine offensif, il est replacé en défense à Clairefontaine. Mais il est très vite apte à « comprendre le placement des autres. Il y a eu chez lui une responsabilisation de son poste de jeu », ajoute Patrick Rampillon. « Il plaçait les autres sur le terrain et avait une bonne influence sur eux. Cette âme de leader vient probablement de son histoire. De celle-ci est née cette culture de la gagne, cette autonomie de fonctionnement... »
Jacques FATY
Défenseur
Né le 25/02/84 à Villeneuve-St-Georges
1m83 / 75 kg
Champion du Monde des moins de 17 ans (France, 2001 )
Parcours :
Rennes 2002-2007
« Capitaine et Champion du Monde
A 16 ans, alors que des clubs étrangers tels que Bologne guettent le petit prodige, Jacques opte pour le centre de formation de Rennes. Il y fait preuve d'une « précocité rarement vue ». Au point de rejoindre l'équipe de France des moins de 17 ans avec laquelle il s'envole pour le mondial à Trinidad et Tobago en 2001. Au cours d'une compétition coruscante, « Doudou » Faty soulève le trophée avec le brassard de capitaine. « Jacques a toujours fait l'unanimité avec tous ses entraîneurs ou ses coéquipiers. C'est quelqu'un de très professionnel qui a un grand respect de son encadrement. C'est ce que j'appelle un leader positif », affirme le Directeur du meilleur centre de formation en 2006-2007.
« Jacques n'a pas encore tout montré »
Il intègre alors l'équipe réserve du Stade Rennais en 2001. Il y fera ses classes pendant un an en CFA avant de rejoindre l'équipe fanion du club breton. Après une saison d'adaptation, « coach » Vahid (Halilhodzic) le replace en milieu défensif. Il s'impose à ce poste par sa technique au dessus de la moyenne et son placement toujours impeccable. « Les talents footballistiques de Jacques sont liés à la valeur de l'individu. Lorsqu'il fait les tests physiques, il est étonnant. J'ai rarement vu quelqu'un faire aussi bien que lui lors du test d'aérobie. Mais c'est surtout la force mentale qu'il dégage sur le terrain qui impressionne à son âge... » Replacé en défense axiale, Jacques devient un élément clé du dispositif « rouge et noir ». Après 5 saisons avec les hommes du Président Pinault, le champion du monde d'origine sénégalaise et capverdienne est venu renforcer la ligne défensive olympienne. « Il n'a pas choisi la facilité ou le confort qu'il a pu avoir en équipe de jeunes. Mais je reste persuadé qu'il va trouver à Marseille ce qu'il est venu chercher. »
En rejoignant les rangs olympiens, Steve Mandanda évoluera avec de « vieilles » connaissances des Bleuets : Ronald Zubar et Jacques Faty. Après deux saisons pleines en L2 avec Le Havre, son club formateur, l'international Espoirs doit « s'affirmer dans l'étage supérieur ». « Beaucoup de monde, comme par exemple Bruno Martini (adj. de R. Domenech), suivent l'évolution de sa carrière avec attention », affirme Nicolas Dehon.
Félin dans ses déplacements
Né à Kinshasa au Zaïre, Steve Mandanda arrive à Nevers, alors qu'il n'a encore qu'un an. Avec ses parents, il déménage vers la Madeleine, un quartier d'Evreux, avec lequel il fera ses premiers arrêts. Steve voit s'illustrer Bernard Lama, son idole, au poste de gardien de but. Cette comparaison entre « le maître et l'élève », Nicolas Dehon la trouve assez crédible : « C'est vrai que c'est son idole. Du coup tout le monde le compare à lui. Comme Lama, Steve à un coté félin dans ses déplacements. Il a aussi un « gros » physique (1m85, 82 kg, ndlr) et pourtant, il est très vif dans ses sorties aériennes et au sol. Et puis, il a tout du gardien moderne qui doit être aujourd'hui un joueur à part entière participant au jeu avec des sorties plus lointaines et de bonnes relances au pied.»
Un mental de gagnant
Sans précipitation, Steve Mandanda a progressé, étape par étape. Après une saison réussie à Evreux, il intègre le centre de formation du club doyen avec lequel il jouera d'abord en catégorie jeunes, puis avec la réserve et les pros.
« Dès le début, on a vu qu'il avait un très grand potentiel. En plus de son aisance technique, il avait cette confiance en lui. Steve, c'est un joueur qui se fixe des objectifs à court, moyen et long terme et il fait tout pour y arriver. S'imposer en L2, être titulaire en Espoirs et rejoindre un grand club de Ligue 1 comme l'OM étaient tous des buts à atteindre pour lui. Il a un mental de gagnant », conclut son ancien entraîneur.
« On a vraiment commencé à jouer ensemble chez les Espoirs », raconte Ronald Zubar. Humainement, c´est quelqu´un de très gentil. Ses qualités de gardien parlent pour lui. Il assure car il est l´aise techniquement et il rassure beaucoup dans ses sorties aériennes. Avec Cédric Carrasso, ils vont être complémentaires pour bien travailler dans une bonne concurrence. Il vaut mieux avoir trois bons gardiens qu'aucun »
Vendredi 6 juillet, à la Commanderie. Ce n'est pas une matinée comme une autre. Tous les regards se tournent vers un homme : Boudewijn Zenden. Costume noir avec cravate sobre, cheveux blonds mi-longs, l'international hollandais fait impression. La classe. L'habitude des grands clubs. Très pro, il répond à sa première interview au micro d'OMtv dans un français impeccable.
Ambitieux, Boudewijn Zenden sera parmi l'une des attractions du championnat. Il retrouve ainsi son ancien partenaire, Djibril Cissé. « Je savais qu'il était libre et que nous cherchions un joueur côté gauche. J'ai immédiatement pensé à lui », nous raconte l'international français. « Avant d'être un coéquipier, c'est un ami. Il me fait confiance. Il savait que je ne lui conseillerais pas n'importe quoi. Il connaissait la réputation du club, la ferveur et l'engouement des gens pour l'OM. Je n'ai pas eu à lui forcer la main... Je lui ai juste dit que c'était un beau club, qu'il y avait la Ligue des Champions, et que c'était dur de refuser ça ».
Un grand vécu
« C'est un joueur qui a joué dans de grands clubs, Barcelone, Chelsea, Liverpool, et qui a l'expérience des grands soirs de Ligue des Champions » En mai dernier, il jouait ainsi sa 35ème rencontre de C1 en ... finale.
« Il y a des joueurs capables de jouer en Ligue 1 et puis il y a après les joueurs qui sont une gamme au-dessus. Et il est à ce niveau-là », commente José Anigo. « Il va nous apporter son expérience, notamment aux jeunes qui vont découvrir la Ligue des Champions, qui vont découvrir aussi les difficultés du championnat. Il a une mentalité exceptionnelle »
Doté d'un pied gauche redoutable, bon dribbleur, expérimenté, le Batave s'est déjà mis en évidence lors des rencontres amicales. « Il a déjà montré de belles choses, il faut continuer », l'encourage le directeur sportif marseillais. Les supporters ont quant à eux déjà retenu son surnom, « Bolo ».